L’émergence des équipes semi-autonomes (ÉSA)

Depuis quelque temps, les entreprises subissent une pression de l’environnement externe qui les amène à se pencher vers le passage de formes traditionnelles d’organisation du travail à l’adoption d’équipes semi-autonomes de travail. Ce phénomène modifie la vie au travail des employés, mais aussi des gestionnaires. Cette nouvelle approche est considérée comme innovatrice, car la présence de ces équipes est encore minoritaire dans les entreprises, même si elles ont fait leur apparition dans les années 1940 en Grande-Bretagne et dans les années 70-80 au Québec. La venue en croissance des équipes semi-autonomes est devenue un défi organisationnel pour plusieurs entreprises aujourd’hui tant du secteur privé que public.

Propulser l’intelligence collective par le co-développement professionnel

Aujourd’hui, face aux changements des rôles et des responsabilités de différents métiers, le capital des compétences constitue une priorité pour les organisations. Elles font face à des changements constants et doivent donc amener des stratégies innovantes au sein de leur organisation pour assurer leur compétitivité. Suivant cette perspective, l’approche du codéveloppement professionnel s’inscrit bien dans les nouvelles façons de faire que les entreprises veulent tester en raison de son originalité. Adrien Payette, professeur de management à l’École nationale d’administration publique, et Claude Champagne, psychologue industriel, ont partagé leurs recherches pour aider les sociétés à apprendre autrement. La méthode du co-développement professionnel est l’un des outils majeurs pour développer l’intelligence collective dans une entreprise.

Canalisons nos émotions au travail !

Au cours de la dernière décennie, l’intérêt pour les émotions au travail et dans les organisations s’est sensiblement intensifié. Les organisations se soucient davantage des relations humaines et des communications en milieu de travail. L’augmentation des conflits interpersonnels, le stress, la gestion des employés ou des clients difficiles, les relations avec le supérieur exigeant sont toutes des préoccupations qui soulèvent une réflexion sur la maîtrise de nos émotions de façon réaliste et efficace dans notre environnement de travail.
On constate de plus en plus que la gestion des émotions est effectivement un défi pour les gestionnaires. Les émotions au travail nous assaillent, nous perturbent, nous propulsent parfois positivement, parfois négativement. Elles sont le moteur de nos actions. Ces dernières ont des impacts sur les relations entre collègues de travail et sur la motivation. Pour avoir un environnement sain, il est essentiel d’apprendre à analyser et à maîtriser nos émotions. Pour ce faire, il est donc important d’apprendre à les connaître et comprendre leur fonctionnement.

Adieu les silos, bienvenue à la collaboration transversale !

Depuis des années, Henry Mintzberg, qui est un auteur en gestion, a partagé avec nous ces observations effectuées sous différents angles dans plusieurs pays au niveau de l’importance du dynamisme des structures organisationnelles.

Ces différents propos nous ont amenés à vouloir stimuler nos structures organisationnelles afin de permettre l’enrichissement de notre capital humain. Malgré différents essais de changements de structure organisationnelle, aujourd’hui, bon nombre d’entreprises conservent encore des structures sophistiquées et complexes, ce qui engendre des difficultés dans les communications et alourdit l’efficacité du travail à réaliser. Une des caractéristiques des structures qu’on aperçoit régulièrement est les silos dans les entreprises, qui freinent la performance dans les entreprises.

Susciter l’engagement de vos employés !

Pendant plusieurs années, le taux d’engagement des employés a diminué au sein de nos entreprises malgré l’investissement de plusieurs millions de dollars. Christian Vandenberghe, professeur titulaire au service de l’enseignement du management à HEC Montréal, confirme selon ses études effectuées au Canada que plus de 35 % des employés seraient désengagés. Ce chiffre est un peu effrayant, mais il faut savoir qu’un employé ne naît pas engagé à l’égard de son travail ; il le devient. Les entreprises doivent propulser l’engagement de leur personnel en ayant une relation de partenariat avec eux pour développer leur engagement au quotidien.

Cultiver un climat de travail sain et respectueux

Au cours de ces dernières années, on constate que la santé et le bien-être des employés sont au coeur des préoccupations des organisations. Les entreprises qui se démarquent sur le marché sont celles qui savent et peuvent offrir une certaine qualité de vie au travail à leurs employés. C’est pourquoi il est bénéfique pour les entreprises de faire de la prévention ainsi que la promotion du bien-être au travail en prenant une approche proactive pour maintenir un climat sain et respectueux dans leur entreprise.